C’est un nouvel épisode dans la succession d’affaires de trucage dans l’industrie automobile

Le constructeur est soupçonné d’avoir truqué les émissions de particules nocives de ses véhicules durant les tests à l’aide d’un logiciel.

C’est un nouvel épisode dans la succession d’affaires de trucage dans l’industrie automobile. L’agence allemande de l’automobile, la KBA, a contraint Daimler à rappeler 60 000 voitures en Allemagne, sur lesquelles le constructeur automobile est soupçonné d’avoir installé des logiciels pour truquer les émissions, affirme samedi 22 juin le quotidien allemand Bild.

« Une enquête était en cours depuis avril et nous confirmons ces informations », a déclaré à l’AFP un porte-parole du groupe.

Le constructeur automobile était visé depuis plusieurs mois par une enquête des autorités de régulation allemandes qui concernait les modèles Mercedes-Benz GLK 220 CDI, fabriqués entre 2012 et 2015.

Le logiciel en question réduit les émissions de particules nocives des véhicules durant la période des tests. Sur la route toutefois, ces véhicules dégagent des quantités d’émissions nocives au-dessus des limites réglementaires.

Daimler est également menacé dans le cadre du « Dieselgate »

L’autorité allemande avait déjà ordonné l’an dernier à Daimler de rappeler 700 000 véhicules dans le monde, dont 280 000 en Allemagne, pour l’installation de logiciels illégaux. Le constructeur a fait appel de cette décision.

Daimler est en outre menacé depuis février de sanction financière dans le cadre du scandale du « Dieselgate » par le procureur de Stuttgart.

Les enquêtes sur ce scandale du diesel ont commencé en Allemagne en 2015, quand Volkswagen a admis avoir truqué 11 millions de véhicules, dont 2,4 millions vendus en Allemagne.

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