Deux ans après leur élection, les députés de La République en marche bataillent, non sans mal, pour tenir le cap de leur promesse de renouvellement

L’engagement de réélection à mi-mandat des membres du bureau de l’Assemblée nationale apparaît aujourd’hui comme une épine dans le pied des cadres de la majorité.

Deux ans après leur élection, les députés de La République en marche (LRM) bataillent, non sans mal, pour tenir le cap de leur promesse de renouvellement. Le 2 juillet, ils voteront leur nouveau règlement intérieur.

A peine élus, en juin 2017, les députés avaient adopté un texte qui oblige les membres du bureau de l’Assemblée à quitter leurs fonctions à mi-mandat. Objectif : faire tourner les responsabilités.

Il avait aussi été décidé, sans l’écrire, que l’ensemble des postes importants, de la présidence de l’institution à celles, stratégiques et prestigieuses, des commissions, seraient concernés. Deux ans plus tard, les députés s’apprêtent à revenir sur ces règles.

Les sortants remettront en jeu leur mandat, mais ils pourront finalement se représenter à leur poste, selon le texte qui sera soumis au vote des députés. Seule la place de président de l’Assemblée nationale est immuable, alors que Richard Ferrand, avant d’arriver au perchoir, avait lui-même proposé que le titulaire du poste laisse sa place à mi-mandat.

L’engagement de réélection au milieu du gué apparaît aujourd’hui comme une épine dans le pied des cadres de la majorité.

« Je ne suis pas favorable au chamboule-tout. Nous avons besoin de stabilité, déclare ainsi Naïma Moutchou, première vice-présidente du groupe.

Mais c’est une promesse que nous nous sommes faite et nous devons la tenir. » La crainte tacite des macronistes : que les grands changements ne soient coûteux politiquement. « On va repartir sur la chronique des “néo” qui se plantent », soupire l’un de ses collègues.

En juillet 2017, les premiers pas hésitants de certains présidents de commission et vice-présidents de l’Assemblée avaient donné du grain à moudre à une opposition fustigeant « l’amateurisme » de la nouvelle majorité.

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