Une enquête révèle que 50% Français doutent des raisons pour lesquelles les réfugiés migrent vers l’Europe

Une enquête révèle que 50% Français doutent des raisons pour lesquelles les réfugiés migrent vers l’Europe. La moitié d’entre eux juge que les migrations dues à la « sécurité économique et sociale » sont plus « crédibles » que « la recherche de refuge ».

La moitié des Français doute que les réfugiés soient de « vrais réfugiés » selon une étude parue jeudi qui montre qu’ils sont de plus en plus crispés et pessimistes sur les questions d’intégration.

La remise en cause de la légitimité des réfugiés est en hausse dans le monde selon l’Ipsos qui mène cette enquête* sur près de 30 pays depuis 2017.

Les migrations pour « sécurité économique et sociale » jugées plus « crédibles » que « la recherche de refuge »

« 54% de la population mondiale (contre 52% en 2017) ne croient pas que les étrangers qui viennent dans leur propre pays sont de vrais réfugiés », précise l’étude publiée à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés.

Un Français sur deux considère également que les migrations pour « sécurité économique et sociale » sont plus « crédibles » que « la recherche de refuge ».

Seuls 43% des Français estiment qu’échapper à la guerre ou à des persécutions « constitue une raison suffisamment légitime pour se réfugier » alors que le taux pour la population mondiale s’élève à 61%, ce qui place les Français en bas du classement avec les Hongrois.

Scepticisme concernant leur integration

Les Français sont également les plus sceptiques concernant l’intégration des réfugiés. Ils sont 58% à être convaincus que les réfugiés ne peuvent pas s’intégrer à la société d’accueil contre 47% de la population mondiale.

Enfin, la fermeture des frontières est de plus en plus considérée comme une « solution » : 42% de la population française y est favorable, soit une augmentation de 2% en deux ans.

C’est le Mexique qui a enregistré la plus haute progression de cette idée (+16%).

* Etude réalisée du 19 avril au 3 mai 2019 dans 28 pays, auprès de 18.027 personnes âgées de 18 à 64 ans.

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