Au jour le jour, que fait la Macronie pour la planète ?

« Le Monde » a examiné toutes les décisions environnementales prises par le président, son gouvernement et sa majorité depuis le début du quinquennat.

Depuis quelques mois, Emmanuel Macron fait feu de tout bois pour convaincre qu’il peut incarner l’écologie. Même son premier ministre, Edouard Philippe, peu réputé pour sa fibre verte, assure qu’il a fait sa mue, et promet désormais de placer les questions environnementales au cœur de l’autoproclamé « acte II du quinquennat ».

Une façon de tailler des croupières à Europe Ecologie-Les Verts et Yannick Jadot, sortis renforcés des élections européennes, et dont l’exécutif conteste le « monopole » sur l’écologie.

Le tandem Macron-Philippe martèle qu’il est possible de concilier « la force de la croissance » et la production de richesses avec une « accélération écologique », quand ses détracteurs restent persuadés qu’il est impossible de répondre à l’urgence sans changer de vision du monde.

Ces débats idéologiques ne doivent pas occulter la réalité des actes. Au jour le jour, que fait la Macronie pour la planète ? Qu’y a-t-il derrière ses slogans politiques ? Pour le savoir, Les Décodeurs ont épluché toutes les décisions environnementales prises par le président, son gouvernement et sa majorité depuis son accession à l’Elysée, en les classant selon un barème écologique :

Choix favorables à l’environnement

Choix défavorables à l’environnement

Choix neutres, contrastés ou pas encore tranchés

Nous avons ensuite établi ce tableau de bord (le deuxième après une première version en janvier 2019), qui tire le bilan écologique d’Emmanuel Macron au bout de deux ans de mandat, sur une trentaine de grands enjeux environnementaux. Pour pouvez lire notre méthodologie complète, ou commencer dès à présent à parcourir le tableau de bord ci-dessous :

Notre méthodologie

Ce tableau de bord liste les principales décisions (ou non-décisions) d’Emmanuel Macron, du gouvernement et du Parlement en matière d’environnement, du début du quinquennat, en mai 2017, à juin 2019.

Nous avons choisi de nous intéresser à tous les sujets qui se rattachent à la protection de la nature et l’environnement : lutte contre le réchauffement climatique, aux pollutions, aux énergies, à la santé humaine, à la biodiversité, à la condition animale et à l’agriculture.

Cette définition laisse de côté des questions connexes (bien qu’importantes), comme l’impact social des politiques environnementales ou les questions nutritionnelles.

Sont également écartées les décisions prises par des institutions publiques indépendantes, qui ne sont pas soumises à l’autorité du président, du gouvernement ou du Parlement.

Nous avons sollicité plusieurs ONG environnementales pour nous aider à constituer ce corpus. Le ministère de la transition écologique, lui, n’a pas donné suite à notre demande.

Ce recensement n’a pas de prétention exhaustive. Toutefois, si vous constatez un oubli majeur, n’hésitez pas à nous le dire.

Les décisions sont classées selon le barème suivant :

Choix favorables à l’environnement

Choix défavorables à l’environnement

Choix neutres, contrastés ou pas encore tranchés

Bien entendu, ce barème peut sembler réducteur, d’autant que certaines décisions ne sont pas faciles à évaluer : ainsi, le report de la fermeture des centrales nucléaires peut être vu comme anti-écologiste ; mais le gouvernement assure que ce choix permettra de limiter le recours aux énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre, le temps de développer les énergies renouvelables.

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