Comment l’Etat les prend en charge à leur arrivée

À leur arrivée en France, les enfants de jihadistes rapatriés subissent un bilan de santé puis la machine judiciaire se met en en place afin de les confier à de la famille proche dans le meilleur des cas.

Lundi matin, 12 enfants de jihadistes français ont été rapatriés en France. Ils ont atterri à Villacoublay dans les Yvelines, après avoir été transportés dans un avion militaire depuis la localité d’Aïn-Issa en Syrie, près de la frontière avec la Turquie.

Pour les accueillir, la France a mis en place un processus très précis mais chronophage. Dès leur descente d’avion, ils ont été pris en charge par les autorités françaises, raconte l’avocat Marc Bailly qui défend plusieurs familles concernées.

Les enfants parfois confiés à de la famille proche

« Sur le tarmac un médecin fait d’abord une évaluation de la santé. Généralement les petits enfants vont être hospitalisés pour un bilan de santé. On va aussi évaluer leur degré de traumatisme physique et psychologique avant d’être pris en charge par l’aide sociale à l’enfance », explique-t-il à RMC.

C’est ce service qui place les enfants dans des familles d’accueil. La justice pour enfants est ensuite saisie rapporte Serge Portelli, magistrat honoraire : « Le juge des enfants voit s’il peut confier le mineur soit à des grands parents, soit un oncle ou une tante ».

Des familles assurent n’avoir vu les enfants que trois mois après leur retour

« Et puis, il y a l’autre volet avec une prise en charge juridique et judiciaire, absolument indispensable pour que l’on redonne un cadre de vie normal aux enfants, qu’ils puissent vivre aller à l’école se faire soigner etc », ajoute le magistrat.

Mais toutes ces procédures prennent du temps. Beaucoup de temps dénoncent certaines familles qui n’ont pas pu voir leur petits-enfants parfois 3 mois après leur retour. Environ 95 enfants ayant vécu dans la zone irako-syrienne sont rentrés en France

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