Le président italien rappelle les « devoirs de solidarité, d’assistance et d’accueil »

Alors que le ministre de l’Intérieur italien, Matteo Salvini, leur interdit de débarquer sur l’île de Lampedusa, 43 migrants sont toujours bloqués en mer.

Alors que Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien, refuse de les autoriser à débarquer, quarante-trois migrants sont toujours bloqués en mer ce jeudi, près des eaux territoriales italiennes, face à l’île de Lampedusa.
« Le navire Sea Watch s’en fiche des règles et participe au trafic d’êtres humains.

Je ne donnerai pas l’autorisation d’accoster, ni maintenant ni à Noël ou au Nouvel An à ceux qui se fichent des règles », a déclaré Matteo Salvini à la radio.

Le navire humanitaire Sea-Watch 3 a secouru, le 12 juin, 53 migrants sur un canot pneumatique parti des côtes libyennes. Le commandant du navire a refusé de les ramener en Libye, un pays qui n’est pas considéré comme un lieu sûr, et s’est dirigé vers les côtes italiennes.

Dix de ces migrants, dont des femmes enceintes, ont été autorisés à débarquer samedi à Lampedusa, mais les 43 autres restent sur le navire qui ne peut pas entrer dans les eaux territoriales italiennes où il risque d’être confisqué.

Le président italien rappelle les « devoirs de solidarité, d’assistance et d’accueil »

Parallèlement, ce mercredi quarante-cinq migrants arrivés par leurs propres moyens, sur une petite embarcation de bois, à proximité de Lampedusa, ont pu débarquer dans ce port.

Dans un message à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés ce jeudi, le président de la République italienne Sergio Mattarella a rappelé que les « devoirs de solidarité, d’assistance et d’accueil » faisaient partie des « principes fondamentaux » de la Constitution italienne, tout en appelant à la concertation au niveau « international et surtout européen » pour gérer les flux migratoires.

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